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C'est une longue aventure que nous entamons, pour un jour avoir la joie de tenir dans nos bras notre petit bébé. Pour cela nous devons faire une fécondation in vitro. Ici vous trouverez nos états d'âmes par rapport à ce traitement parfois lourd ainsi que des informations sur la procréation médicalement assistée.
Certaines d'entre vous savent probablement que j'ai été abandonnée quand j'étais bébé et adoptée par une famille
formidable à qui je n'ai aucuns reproches à faire.
Vous vous demandez pourquoi aujourd'hui je vous parle de ça..... Il se fait que beaucoup de femmes enceintes ayant été abandonnées par leur génitrice peuvent avoir d'énormes difficultés
psychologiques durant leur grossesse.
C'est mon cas, jusqu'ici j'ignorais que j'aurai pu en souffrir alors que j'attendais un enfant. J'ai suivi de longues thérapies dans le passé pour arriver à vivre avec cet abandon et un jour ma
psychologue m'avait dit que je pouvais voler de mes propres ailes et que je n'avais plus besoin d'elle. C'est après que j'ai rencontré mon mari et que j'ai enfin pu faire de vrais projets de vie
sans avoir peur du bonheur .
Mais voilà, aujourd'hui tout ça me revient en pleine figure et je souffre beaucoup. Je suis honteuse de cet état mais je dois me forcer à l'accepter.
Je revis l'abandon inconsciement et je m'identifie à cette femme qui m'a mise au monde, ça a commençé par de très grosses craintes quant à la façon dont j'assumerai la naissance de notre
bébé, je me suis posée des tonnes de questions....ensuite je dormais toutes les journées, je pleurais et je pleure pour un oui ou pour un non, j'ai des angoisses très très fortes dans le ventre et
j'ai mal, mal au coeur et mal à l'âme.
Je dois à présent suivre une thérapie et je dois prendre des anxiolitiques (xanax 0,5mg) 3 fois par jour pour calmer cette douleur intérieure qui me ronge.
Aujourd'hui je me livre à vous pour que vous compreniez que je ne peux plus pour l'instant continuer à faire vivre ce blog car j'ai déjà du mal à me faire vivre tout court.
Je vous demanderai de ne pas me juger car ça me ferait d'autant plus mal, je n'ai pas choisi cet étét, j'aime mon bébé, je me réjouis de le voir venir au monde mais je me sens aujourd'hui comme une
vieille loque toute pourrie de partout, inutile et mauvaise.
Vous comprendrez que pour vous dire de tels mots il est préférable que je me taise.
Je vous embrasse tous et toutes et vous dis à....je ne sais pas quand.....
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