Principe : Dans les heures qui suivent le recueil des ovocytes et après la préparation des spermatozoïdes, les cellules mâles et femelles sont mises en présence pour qu’elles fusionnent, réalisant ainsi la fécondation.
Celle-ci est habituellement obtenue par l’addition de quelques milliers de spermatozoïdes au milieu de culture, liquide dans lequel
baigne chaque ovocyte, dans des conditions de température, d’atmosphère et d’humidité proches de celles rencontrées dans la trompe, site naturel de la fécondation. Lorsque cette fusion
du spermatozoïde avec l’ovocyte paraît problématique, la fécondation peut être réalisée par microinjection directe d’un spermatozoïde dans l’ovocyte ou I.C.S.I.
La microinjection intracytoplasmique d'un seul spermatozoïde (I.C.S.I.) est indiquée en cas d'altération sévère du sperme, en cas de problème de fécondation lors d'un essai de fécondation in vitro antérieur et lorsque le sperme a été recueilli chirurgicalement au niveau du testicule ou des canaux (canal déférent et épididyme).
L'I.C.S.I. consiste sous un puissant microscope équipé de manière particulière, à injecter directement un spermatozoïde dans chaque ovocyte. Cette technique, développée au début des années 90, permet de surmonter très efficacement les difficultés de fécondation. Elle reste néanmoins une technique expérimentale même si fin 2000 plusieurs dizaines de milliers d'enfants sont nés dans le monde suite à ce traitement, dont plusieurs centaines dans notre Centre.Principe : C’est le lendemain (L1) matin de l'intervention que chaque ovocyte est examiné au microscope pour savoir si la fécondation a bien eu lieu. Dans ce cas, deux noyaux seront visibles dans l’ovocyte. Parfois, lorsque 2 spermatozoïdes ont fusionné avec l’ovocyte, 3 noyaux sont observés (fécondation polyspermique). Les embryons qui en découlent ne s’implantent jamais et ne sont donc jamais replacés.
C’est le lendemain de la ponction que vous êtes informés du nombre d’ovocytes fécondés. Ceux-ci seront maintenus en culture pendant au moins un jour supplémentaire pour permettre les premières divisions cellulaires.

Dès ce jour, l'observation au microscope nous permet de constater que les embryons ne sont pas tous semblables. Certains se divisent plus rapidement que d'autres. D'autres encore ont des cellules moins régulières et plus de petits fragments.
La qualité des embryons ainsi déterminée nous permet de les classer en 3 catégories. Tous sont susceptibles de donner une grossesse mais la chance (la probabilité) est moindre lorsque la qualité est défavorable.
Ceux qui se divisent plus vite et dont les cellules sont les plus régulières sont considérés comme étant de meilleure qualité et sont replacés en priorité. La culture
prolongée des embryons jusqu'au 5ème ou 6ème jour post-fécondation est également possible. Cela permet d'observer les premières étapes du développement et de transférer des embryons ayant atteint
le stade blastocyste.
Embryons favorables : à 4 cellules ou à 2 cellules
Embryons moyens : à 4 cellules + fragments ou 2 cellules irrégulières

Pour autant qu'ils soient de qualité suffisante, les embryons non replacés peuvent être congelés en vue d'un
replacement ultérieur soit en cas d'échec du cycle soit pour un autre enfant, quelques années plus tard.
Conservé dans une substance «cryoprotectrice» l'embryon est placé dans une paillette et gardé dans une cuve remplie d'azote liquide jusqu'au moment du transfert.
Vous devez être conscients que seulement certains embryons surnuméraires peuvent être congelés. En moyenne c'est le cas dans 40 % des cycles et cela concerne près de 25 % des embryons non
replacés. Vous recevrez un courrier vous informant du nombre d'embryons qui a pu être congelé.
En cas de réponse ovarienne excessive à la stimulation, il arrive que nous soyons amenés à congeler tous les embryons obtenus et à les transférer dans un cycle ultérieur. Cette démarche a pour
but d'éviter l'aggravation du syndrome d'hyperstimulation ovarienne qui est favorisé par une grossesse débutante. Les embryons qui ont pu être congelés seront conservés pour une durée de 2
ans maximum additionnée d'une durée de 3 ans par grossesse menée à terme pendant la période de conservation pour autant que la Clinique de Fertilité en soit informée. Les différentes options
concernant la destinée des embryons surnuméraires non replacés sont discutées en consultation et vous remplissez un document de consentement précisant votre décision avant de commencer votre
traitement (voir bilan préalable).
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